
Bienvenue sur le blog du collectif « à propos »
"A PROPOS" est la réunion de jeunes citoyens préoccupés par les grandes questions qui font la complexité et la richesse de ce monde. Avec humilité et dans le cadre de leurs compétences et passions respectives, les membres du collectif "à propos" tentent d'apporter du grain à moudre dans le moulin rouillé du débat politique. Le collectif "à propos" réunit des consultants, des avocats, des journalistes, des universitaires, des psychologues, des intellectuels de tous bords. Pour mener à bien notre envie d'un débat honnête, nous nous sommes fixés les objectifs suivants :
- Fonder nos propos sur des éléments concrets et documentés.
- Naviguer allègrement contre les idées reçues.
- Ne pas céder aux délices des certitudes idéologiques rassurantes.
- Proposer une vision à hauteur d'homme de la société et du monde dans lequel nous voulons vivre.
Tels sont les perspectives du collectif "A PROPOS".
Bien que cela n’ait surpris personne, Michel Rocard a donné un coup de pied salutaire dans la fourmilière du Parti Socialiste. L’ancien premier ministre appelle Ségolène Royal à « s'engager dans la voie d'une alliance » avec François Bayrou avant le premier tour de
Toutefois, le problème demeure : que faire de cette déclaration et comment l’interpréter ? Etant acquis le fait qu’aucun des deux candidats ne se désistera pour l’autre avant le second tour, il faut entendre la requête de Rocard de deux façons : a) il me semble que s’il était pleinement convaincu de la validité de la candidature de Mme Royal, il se plierait à la discipline de parti et défendrait les couleurs du PS avec enthousiasme. Or, Rocard comme DSK désirent une ouverture vers l’UDF car la ligne centriste est bien plus compatible avec leur projet politique que celle d’une majorité de socialistes (sur l’Europe, la sociale-démocratie, l’acceptation d’une économie de marché performante au service d’une redistribution équitable, etc.) b) il me semble ensuite que Rocard a bien compris que le PS, même avec un bon report de voix de la gauche au second tour, ne battrait pas N. Sarkozy. Pire, il n’obtiendrait sans doute pas une majorité stable aux législatives de juin. En somme, à un degré bien moindre, le PS est exactement dans la même situation que l’UDF, il va devoir choisir avec qui gouverner, car seul il est trop faible.
C'est donc ici le sens même de cet appel, a priori inutile, de M. Rocard : le PS doit renoncer à une gauche plurielle qui le paralyse et préférer une alliance au centre plus moderne, plus responsable, plus européenne… et ce, même s’il ne figure pas au second tour de la présidentielle…
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