
Bienvenue sur le blog du collectif « à propos »
"A PROPOS" est la réunion de jeunes citoyens préoccupés par les grandes questions qui font la complexité et la richesse de ce monde. Avec humilité et dans le cadre de leurs compétences et passions respectives, les membres du collectif "à propos" tentent d'apporter du grain à moudre dans le moulin rouillé du débat politique. Le collectif "à propos" réunit des consultants, des avocats, des journalistes, des universitaires, des psychologues, des intellectuels de tous bords. Pour mener à bien notre envie d'un débat honnête, nous nous sommes fixés les objectifs suivants :
- Fonder nos propos sur des éléments concrets et documentés.
- Naviguer allègrement contre les idées reçues.
- Ne pas céder aux délices des certitudes idéologiques rassurantes.
- Proposer une vision à hauteur d'homme de la société et du monde dans lequel nous voulons vivre.
Tels sont les perspectives du collectif "A PROPOS".
Parent pauvre du débat présidentiel, la santé mentale n’est-elle pas pourtant, en raison de son objet même qui implique l'être humain dans sa totalité, politique par essence ? Elle mérite en tout cas que nos futurs dirigeants s’en préoccupent. La prise en considération de la souffrance psychique dont je parle ici dépasse les frontières du soin hospitalier et touche à des domaines tels que la précarité, le scolaire ou le handicap, pour n’en retenir que quelques uns.
Les enfants que nous recevons dans nos cabinets ou nos centres pour une situation d’échec scolaire plus ou moins accentuée, allant dans certains cas jusqu'à une phobie qui les invalide totalement, n’ont que faire des propositions centrées sur une amélioration de
Prenons un autre exemple, tout aussi patent : celui de la prise en charge des enfants autistes, récemment passés du statut de « personnes souffrant d’une pathologie mentale » à celui d’handicapés. Si tout cela n’était qu’une affaire de vocables, je me garderais bien de vous faire part mes préférences sémiotiques. Mais voilà, en changeant de statut, ces enfants ont vu leur destin bouleversé : ils se retrouvent aujourd'hui pour la plupart dans des centres accueillant des jeunes souffrant de handicaps physiques ou mentaux, et où des prises en charge psychothérapiques leur sont rarement proposées. Handicapés, ils risquent de le devenir vraiment à force de se taper la tête contre ces murs d’ignorance que l’on dresse autour d’eux en refusant d’entendre parler de souffrance psychique, préférant faire l’hypothèse une unique cause génétique.
Enfin, il est un dernier point que je voudrais évoquer avec vous aujourd'hui : celui de
Il me semble que sur toutes ces questions-là et bien d’autres encore, les « psy » ont leur mot à dire et le devoir de le faire, tout autant bien sûr que les hommes et femmes politiques, afin que ne tombent pas dans les oubliettes du désintérêt général certains enjeux sociétaux majeurs. Il est de notre devoir de travailler ensemble à une société plus juste, mais surtout plus préparée à accueillir les différences.
J.L.
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